LOUIS JEROME THIABY NDIOLENE "LAM LAM SERERE"
Influence d'une sous-alimentation gravidique sur la croissance staturo-pondérale de la progéniture : étude expérimentale chez le rat.
Mémoire de DEA de Productions Animales, Présenté et soutenu le 25 novembre 2006 par: NDIOLENE Louis Jérome Thiaby Né le 31 juillet 1978 à Lam-Lam (Sénégal).
Résumé
La sous-alimentation est un problème préoccupant dans les pays en développement notamment en Afrique subsaharienne. Ce travail consiste à expérimenter l'effet de ce déficit alimentaire sur la femelle gravide et sur la croissance staturo-pondérale de la progéniture.
Dans une première phase, l'auteur cherche la consommation normale de nourriture sèche et d'eau chez des femelles gravides et vides de Rattus norvegicus de souche Wistar.
La seconde phase consiste à appliquer une restriction alimentaire modérée et sévère à des lots de rattes gestantes. A la mise bas, certains aspects de la croissance staturo-pondérale sont appréciés chez la progéniture mâle et femelle jusqu'à l'âge adulte.
L'évaluation de certains paramètres mesurés et calculés et de certains critères morphologiques a permis de montrer que la restriction alimentaire chez la femelle gestante entraîne un retard de croissance de la progéniture.
Malnutrition is an alarming problem in the developing countries, in particular, in sub-Saharan Africa. This work consists in trying out the effect of this food deficit on pregnant female and its offspring.
In first phase, the author determines the normal consumption if dry food and water in the empty and pregnant females of Rattus norvegicus.
The second phase consists in applying a moderate and sever food restriction to batches of pregnant rats.
The evaluation of physiological and morphological parameters allowed to showing that the food restriction in the pregnant female delays the stature-ponderal growth of the offspring.
Amicalement posté par: Fredy
Commentaires
Admin le 29/04/2009 à 16:49:07
Introduction
La faim dans le monde est devenue une évidence qui ne cesse de s’affirmer et de devenir de plus en plus préoccupante et angoissante pour les nutritionnistes, les économistes et les gouvernements. Les progrès accomplis dans la lutte contre cette faim sont pratiquement au point mort selon le rapport de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (*FAO, 2003). Des millions de personnes dont 6 millions d’enfants de moins de cinq ans périssent chaque année des conséquences de la famine. La FAO estime qu’entre 1998 et 2000, il y’avait dans le monde 840 millions de personnes sous-alimentées, dont 799 millions dans les pays en développement, 30 millions dans les pays de transition et 11 millions dans les pays industrialisés. Entre 1990-1992 et 1998-2000, le nombre de personnes sous-alimentées a baissé d’à peine 2,5 millions par an et dans la plupart des régions il aurait même augmenté. L’Afrique Subsaharienne continue à avoir le plus fort taux ainsi que la plus grande augmentation du nombre de personnes sous-alimentées même si la prévalence est considérablement réduite.
Cette faim généralisée dans un monde d’abondance dérive essentiellement de la pauvreté causée par la sécheresse surtout en Afrique subsaharienne indique le rapport de la FAO (2003). En effet la sécheresse qui a sévi ces dernières années a provoqué une vente massive des animaux à cause non seulement du manque de fourrage mais aussi pour permettre un approvisionnement régulier des consommateurs. Le manque de réserves fourragères a entraîné la baisse de la production animale, d’autant plus que les systèmes d’élevage sont peu modernes.
D’une manière générale, ce déficit alimentaire chez les animaux est un facteur de retard de croissance, de maladies et de mortalité chez les jeunes.
L’objectif de notre travail est de savoir si ce retard de croissance n’a pas une origine maternelle et si elle peut être atténuée par une alimentation correcte de la mère au cours de la gestation, ou si l’alimentation correcte de la progéniture peut compenser ce retard de croissance aussi bien chez le mâle que chez la femelle.
Le travail comprend deux parties : une synthèse bibliographique consacrée aux généralités sur la croissance, au déterminisme de la croissance et aux facteurs influençant la croissance, et l’étude expérimentale constituée du matériel et de la méthodologie, des résultats et de la discussion et recommandations.
Admin le 29/04/2009 à 16:52:14
Chapitre 1 : généralités sur la croissance
La croissance est le processus par lequel les organismes vivants grandissent au travers de transformations morphologiques et fonctionnelles jusqu’à atteindre leur maturité physiologique. La croissance peut être présentée comme l’accroissement progressif d’une unité biologique (ou liée à des phénomènes biologiques) se poursuivant sans perte de l’individualité ni interruption de l’activité fonctionnelle (GOLD, 2000). Elle est aussi couramment définie comme une augmentation de taille et de poids. Sur le plan tissulaire, elle est caractérisée par une augmentation de la masse protoplasmique due à une néoformation protéique spécifique et sur le plan biochimique par la prépondérance de l’anabolisme sur le catabolisme (MAYER, 1990).
1.1 Mécanismes de la croissance
La croissance d’un organisme résulte essentiellement de deux phénomènes : d’une part l’augmentation de la masse de protoplasme par hyperplasie et hypertrophie cellulaire ; d’autre part, par l’accumulation de matières intercellulaires telles que les substances conjonctives, cartilagineuses, osseuses. C’est pourquoi on parle de croissance staturo-pondérale qui est définie comme une augmentation de taille (croissance staturale) et de poids (croissance pondérale).
1.1.1 Croissance pondérale
Tout organisme étant composé de cellules et provenant d’une cellule, l’augmentation de masse ou croissance pondérale doit trouver son explication sur le plan cellulaire. C’est ainsi qu’on peut la subdiviser en trois phases : (GANSEN et ALEXANDRE, 1997)
- une phase de latence ou phase de préparation à la croissance qui est une période de multiplication du nombre de cellules ou hyperplasie car le nombre de cellule reste constant ;
- une phase de croissance proprement dit ou phase exponentielle dominée par l’augmentation de volume de chaque cellule ou hypertrophie cellulaire ;
- une phase d’arrêt de la croissance.
1.1.2 Croissance staturale
Taille et poids ne sont pas forcément liés, car la taille traduit surtout l’évolution du système osseux : c’est la croissance staturale. En cas de croissance rapide, l’accroissement porte d’abord sur la taille et ensuite sur le poids. Chez beaucoup d’espèces, cette croissance s’arrête à un certain moment de l’ontogenèse. Cependant il existe des animaux (reptiles, poissons, crustacés), chez lesquels elle est illimitée et se poursuit tant que vit l’animal. Le taux de croissance tant à diminuer de la naissance â l’âge adulte (FONTAINE, 1987).
thiaby le 14/05/2009 à 18:03:20
Merci grand Fred! Tu fais un travail exceptionnel. Longue vie et courage
Admin le 19/05/2009 à 17:51:11
Courage mon gars, je n'ai rien fais de génial si ce n'est rapporter le grand travail que tu as abattu y a quelques année à l'EIESMV (VETO). Excellent.
et qui disait qu'en pays serere on ne produit pas des cadres!
ARC ANGE le 25/05/2009 à 12:38:33
PAS DES CADRES EN PAY SERERE IL FAUT ETRE ALINE PR LE DIRE.JE PENSE QUE AVEC DES GENS COMME VOUS LA TENDANCE SE RENVERSE .CORDIALEMENT.
Admin le 25/05/2009 à 14:41:17
Wellcome sister et passes nous tes réactions: article, rapports de stages, infos etc.
seba le 21/07/2009 à 21:24:33
je viens de découvrir ce blog en cherchantdans le net. j'avoue que je suis agréablement surpris. merci pour de pareilles initiatives et félicitations à thiaby.
Admin le 28/09/2009 à 19:38:44
Merci à toi Sébastien pour ta réaction et tes encouragements. passes nous tes critiques et suggestions.
Commentaires
Admin le 29/04/2009 à 16:49:07Introduction
La faim dans le monde est devenue une évidence qui ne cesse de s’affirmer et de devenir de plus en plus préoccupante et angoissante pour les nutritionnistes, les économistes et les gouvernements. Les progrès accomplis dans la lutte contre cette faim sont pratiquement au point mort selon le rapport de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (*FAO, 2003). Des millions de personnes dont 6 millions d’enfants de moins de cinq ans périssent chaque année des conséquences de la famine. La FAO estime qu’entre 1998 et 2000, il y’avait dans le monde 840 millions de personnes sous-alimentées, dont 799 millions dans les pays en développement, 30 millions dans les pays de transition et 11 millions dans les pays industrialisés. Entre 1990-1992 et 1998-2000, le nombre de personnes sous-alimentées a baissé d’à peine 2,5 millions par an et dans la plupart des régions il aurait même augmenté. L’Afrique Subsaharienne continue à avoir le plus fort taux ainsi que la plus grande augmentation du nombre de personnes sous-alimentées même si la prévalence est considérablement réduite.
Cette faim généralisée dans un monde d’abondance dérive essentiellement de la pauvreté causée par la sécheresse surtout en Afrique subsaharienne indique le rapport de la FAO (2003). En effet la sécheresse qui a sévi ces dernières années a provoqué une vente massive des animaux à cause non seulement du manque de fourrage mais aussi pour permettre un approvisionnement régulier des consommateurs. Le manque de réserves fourragères a entraîné la baisse de la production animale, d’autant plus que les systèmes d’élevage sont peu modernes.
D’une manière générale, ce déficit alimentaire chez les animaux est un facteur de retard de croissance, de maladies et de mortalité chez les jeunes.
L’objectif de notre travail est de savoir si ce retard de croissance n’a pas une origine maternelle et si elle peut être atténuée par une alimentation correcte de la mère au cours de la gestation, ou si l’alimentation correcte de la progéniture peut compenser ce retard de croissance aussi bien chez le mâle que chez la femelle.
Le travail comprend deux parties : une synthèse bibliographique consacrée aux généralités sur la croissance, au déterminisme de la croissance et aux facteurs influençant la croissance, et l’étude expérimentale constituée du matériel et de la méthodologie, des résultats et de la discussion et recommandations.
Admin le 29/04/2009 à 16:52:14
Chapitre 1 : généralités sur la croissance
La croissance est le processus par lequel les organismes vivants grandissent au travers de transformations morphologiques et fonctionnelles jusqu’à atteindre leur maturité physiologique. La croissance peut être présentée comme l’accroissement progressif d’une unité biologique (ou liée à des phénomènes biologiques) se poursuivant sans perte de l’individualité ni interruption de l’activité fonctionnelle (GOLD, 2000). Elle est aussi couramment définie comme une augmentation de taille et de poids. Sur le plan tissulaire, elle est caractérisée par une augmentation de la masse protoplasmique due à une néoformation protéique spécifique et sur le plan biochimique par la prépondérance de l’anabolisme sur le catabolisme (MAYER, 1990).
1.1 Mécanismes de la croissance
La croissance d’un organisme résulte essentiellement de deux phénomènes : d’une part l’augmentation de la masse de protoplasme par hyperplasie et hypertrophie cellulaire ; d’autre part, par l’accumulation de matières intercellulaires telles que les substances conjonctives, cartilagineuses, osseuses. C’est pourquoi on parle de croissance staturo-pondérale qui est définie comme une augmentation de taille (croissance staturale) et de poids (croissance pondérale).
1.1.1 Croissance pondérale
Tout organisme étant composé de cellules et provenant d’une cellule, l’augmentation de masse ou croissance pondérale doit trouver son explication sur le plan cellulaire. C’est ainsi qu’on peut la subdiviser en trois phases : (GANSEN et ALEXANDRE, 1997)
- une phase de latence ou phase de préparation à la croissance qui est une période de multiplication du nombre de cellules ou hyperplasie car le nombre de cellule reste constant ;
- une phase de croissance proprement dit ou phase exponentielle dominée par l’augmentation de volume de chaque cellule ou hypertrophie cellulaire ;
- une phase d’arrêt de la croissance.
1.1.2 Croissance staturale
Taille et poids ne sont pas forcément liés, car la taille traduit surtout l’évolution du système osseux : c’est la croissance staturale. En cas de croissance rapide, l’accroissement porte d’abord sur la taille et ensuite sur le poids. Chez beaucoup d’espèces, cette croissance s’arrête à un certain moment de l’ontogenèse. Cependant il existe des animaux (reptiles, poissons, crustacés), chez lesquels elle est illimitée et se poursuit tant que vit l’animal. Le taux de croissance tant à diminuer de la naissance â l’âge adulte (FONTAINE, 1987).
thiaby le 14/05/2009 à 18:03:20
Merci grand Fred! Tu fais un travail exceptionnel. Longue vie et courage
Admin le 19/05/2009 à 17:51:11
Courage mon gars, je n'ai rien fais de génial si ce n'est rapporter le grand travail que tu as abattu y a quelques année à l'EIESMV (VETO). Excellent.
et qui disait qu'en pays serere on ne produit pas des cadres!
ARC ANGE le 25/05/2009 à 12:38:33
PAS DES CADRES EN PAY SERERE IL FAUT ETRE ALINE PR LE DIRE.JE PENSE QUE AVEC DES GENS COMME VOUS LA TENDANCE SE RENVERSE .CORDIALEMENT.
Admin le 25/05/2009 à 14:41:17
Wellcome sister et passes nous tes réactions: article, rapports de stages, infos etc.
seba le 21/07/2009 à 21:24:33
je viens de découvrir ce blog en cherchantdans le net. j'avoue que je suis agréablement surpris. merci pour de pareilles initiatives et félicitations à thiaby.
Admin le 28/09/2009 à 19:38:44
Merci à toi Sébastien pour ta réaction et tes encouragements. passes nous tes critiques et suggestions.